La voiture au gaz naturel Dossier

  1. Intro

    Le Groupe Volkswagen propose des véhicules au gaz naturel. Il s’agit de véhicules dits « bivalents », conçus pour fonctionner soit au GNV (gaz naturel pour voitures), soit à l’essence. La propulsion se fait prioritairement au gaz. Lorsque le réservoir de gaz est presque vide, il y a commutation vers le mode « essence », la transition entre les deux étant imperceptible.

    Mues par du gaz naturel, ces voitures affichent une belle vivacité, une économie à l’usage marquée et un bilan d’émissions extrêmement favorable.

    Tous ces éléments sont développés dans les dossiers associés.

  2. Pourquoi Volkswagen mise-t-il sur le gaz naturel ? Eco-conduite

    En notre qualité de plus grand constructeur automobile d’Europe, nous portons une responsabilité particulière dans la réduction des émissions de CO2 à l’échelle mondiale. Le recours au gaz naturel, au biométhane et au gaz éolien en tant que carburants peut entraîner une baisse immédiate et durable des émissions de CO2. De concert avec l’utilisation parallèle de véhicules électriques et d’hybrides « plug-in », il en résulte un potentiel de réduction des émissions considérable que nous voulons exploiter. L’objectif à atteindre est une mobilité « CO2 neutre ». Nous disposons des technologies nécessaires à cette fin dans notre gamme de produits.

  3. Les avantages du gaz naturel et du biométhane Eco-conduite

    Le gaz naturel est disponible en quantité suffisante dans le monde. De nombreux pays disposent déjà d’infrastructures adaptées. Si l’on compare directement le gaz naturel et l’essence, on observe lors de leur combustion une différence de CO2 de l’ordre de 25% en faveur du gaz naturel. L’utilisation de biométhane ou de gaz éolien, si l’on considère l’ensemble de la chaîne de valorisation (« du puits à la roue »), présente même un potentiel de réduction possible de plus de 80%. Le gaz naturel en tant que « support énergétique » se prête remarquablement bien au stockage et offre à nos clients un avantage très clair en termes de coûts d’exploitation.

  4. Analyse comparée des émissions (exprimées en g/km de CO2) Eco-conduite

    Conformément aux directives européennes, dès 2020, les véhicules neufs ne pourront pas excéder un niveau d’émissions moyen de 95 g de CO2 par kilomètre parcouru.

    Analyse CO2 FR

    * Émissions de gaz à effet de serre, exprimées en grammes d’équivalent CO2, produites de la fabrication à l’utilisation (« du puits à la roue »).

    ** Chiffre donné pour un moteur atmosphérique à essence et une consommation de 7 l/100 km.

  5. Le gaz naturel et le biogaz garantissent l’approvisionnement Eco-conduite

    L’idée selon laquelle les matières premières fossiles sont disponibles en quantités illimitées est dépassée depuis longtemps. Les frais de chauffage et les prix du pétrole en hausse sont les signes annonciateurs de la pénurie naissante, tout comme les débats publics sur les solutions alternatives au pétrole. Dans les prochaines décennies, les réserves de gaz naturel garantiront l’approvisionnement en énergie même en cas de demande plus forte. À moyen terme, le biogaz produit à partir de matières premières renouvelables et le gaz éolien pourront venir compléter le gaz naturel fossile, avant de le remplacer à long terme.

  6. De la terre au réservoir Eco-conduite

    Résidu-carburant FR

    1. Les matières premières utilisées pour la production du biogaz sont des excréments, des biodéchets, des résidus industriels et agricoles, ainsi que des plantes énergétiques comme le colza et le maïs, cultivés à cette seule fin.
    2. La fermentation de ces matières premières dans une usine de biogaz donne du biogaz brut, qui est ensuite utilisé principalement dans des centrales de cogénération après avoir été traité de manière sommaire (désulfuration et séchage).
    3. Au cours d’un processus de traitement supplémentaire, le gaz brut peut être raffiné pour donner du biométhane. La teneur en méthane, qui augmente dans le même temps, peut atteindre 98%.
    4. Le biométhane obtenu peut ensuite être injecté dans le réseau de distribution du gaz naturel.
    5. Après son injection dans le réseau de distribution, le biométhane est converti en chaleur ou en électricité. Il peut être comprimé à 200 bars et utilisé comme carburant via les stations-services de gaz naturel.
  7. De l’atmosphère au réservoir Eco-conduite

    Atmo-réservoir

    1. De l’électricité est produite à partir d’énergies renouvelables comme l’énergie solaire, l’énergie éolienne et la biomasse.

    2. Les capacités électriques excédentaires sont utilisées pour décomposer de l’eau en hydrogène et en oxygène par électrolyse.

    3. L’hydrogène ainsi obtenu peut être injecté dans le réseau de distribution du gaz naturel, afin d’augmenter les volumes disponibles. L’adjonction d’un maximum de 5% est autorisée.

    4. En outre, de l’hydrogène est mélangé à du dioxyde de carbone pour obtenir du gaz naturel synthétique par méthanisation.

    5. Le carburant acheminé via le réseau de distribution du gaz naturel aboutit soit dans une station-service de gaz naturel, soit dans une usine, où il est valorisé en étant transformé en électricité et en chaleur, par exemple.

  8. Teneur énergétique (par litre ou kilo) Eco-conduite

    Valeur énergétique FR

    Le gaz naturel présente une teneur énergétique plus élevée que celle des autres carburants, 1 kg correspondant environ à 1,5 l d’essence ou à 1,3 l de diesel. Si l’on tient compte du prix – fiscalement favorable – du gaz naturel ramené à un litre, on obtient un prix nettement plus avantageux que celui de l’essence ou du diesel. L’avantage fiscal lié à l’utilisation du gaz naturel est encore valable jusqu’en 2018. Une prolongation fait actuellement l’objet de discussions.

  9. Coûts Eco-conduite

    Grâce aux avantages fiscaux et grâce à une consommation modérée, le surcoût d’une eco up! est amorti après moins de 60.000 km, et bien plus tôt encore en cas d’incitants par le fournisseur de gaz.

    Comparaison des frais d’achat et d’utilisation en prenant pour exemple la up! : (distances parcourues en kilomètres, coûts en euros)

    Coûts FR

    Les frais d’achat plus élevés d’un véhicule au gaz naturel (ici, l’eco up!) sont amortis après moins de 60.000 km grâce à une fiscalité avantageuse et à une consommation réduite. L’attribution d’une prime unique de 500 euros permettrait d’amortir ce surcoût après un bon 40.000 km déjà. De nombreux fournisseurs de gaz régionaux versent des primes comprises entre 250 et 1.000 euros, tandis que d’autres donnent un bon de carburant à leurs nouveaux acheteurs ou aux personnes qui ont converti leur véhicule au gaz naturel.

  10. Glossaire Eco-conduite

    CNG / LNG (gaz naturel) : Pour l’utilisation dans un véhicule, le gaz naturel, composé essentiellement de méthane, est comprimé ou liquéfié. C’est la raison pour laquelle on parle de « CNG » (« Compressed Natural Gas ») et de « LNG » (« Liquefied Natural Gas »). En France, ce sont les dénominations « GNV » (« Gaz Naturel pour Véhicules ») et « GNL » (« Gaz Naturel Liquéfié ») qui sont habituellement usitées.

    LPG (gaz de pétrole liquéfié) : Le LPG (« Liquefied Petroleum Gas »), également connu sous le nom d’« Autogas », n’a rien à voir avec le gaz naturel. Il ne s’agit pas d’un gaz naturellement présent dans le sous-sol, mais d’un résidu du raffinage du pétrole brut. « GPL » (« Gaz de Pétrole Liquéfié ») est l’appellation utilisée en France.

    Biométhane : Le biométhane est issu du raffinage du biogaz, produit à partir de matières premières renouvelables. Il présente un meilleur bilan carbone que le gaz naturel, parce que ce sont des résidus végétaux qui ont servi à sa production et que sa combustion ne libère que la quantité de CO2 captée par la plante durant sa croissance grâce au processus de photosynthèse.

    Gaz éolien : Le méthane de synthèse (CH4) est appelé « gaz éolien » ou « e-gas » quand il est obtenu à partir d’énergies renouvelables. Pour ce faire, on produit de l’hydrogène (H2) par électrolyse de l’eau à l’aide d’électricité « verte ». Lors d’une étape suivante connue sous le nom de « processus Sabatier », l’hydrogène (H2) réagit avec du dioxyde de carbone (CO2) pour donner du monoxyde de carbone (CO) et de l’eau (H2O). Le méthane de synthèse naît ensuite de la réaction du monoxyde de carbone (CO) et de l’hydrogène (H2) au cours d’un procédé de conversion catalytique appelé « méthanation ».

    H-Gas / L-Gas : On parle de « H-Gas », de « high gas » ou de « high-calorific gas » pour désigner un gaz naturel dont la teneur en méthane est d’au moins 87% et de « L-Gas », de « low gas » ou de « low-calorific gas » pour désigner un gaz naturel qui contient entre 80 et 87% de méthane. Plus la teneur en méthane est élevée, plus la combustion du carburant est efficace. En français, on utilise plus couramment les expressions « gaz naturel à haut pouvoir calorifique » (ou « gaz riche ») et « gaz naturel à bas pouvoir calorifique » (ou « gaz pauvre »).

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